N° ACR0000081 - village olympique

 
Adresse : avenue Marie-Reynoard
  avenue Edmond-Esmonin ; rue Alfred-de-Musset
  38000 Grenoble
Coordonnées GPS : 45.164059, 5.729210
Coordonnées GPS : 45.164059, 5.729210
Dates Construction : 1966 ; 1967
Date de classement : 2003
Auteur : Novarina Maurice (architecte) ; Descottes-Guenon (architecte) ; Maillot (architecte) ; Bernard Henry (architecte urbaniste)
Patrimoine du 20e siècle

Description Historique :

Créée en même temps que la ZUP d’Echirolles, la ZUP de Grenoble est située en grande partie sur les terrains occupés autrefois par l’aérodrome grenoblois. Un clivage important s’était développé entre la nature des logements offerts dans la région de Grenoble et les besoins réels du marché. Cette situation conduisait à un déficit aigu de logements sociaux, à la persistance du surpeuplement avec des logements exigus et insalubres, à la mévente des logements de standing et au renforcement de la ségrégation sociale. Destinée à être composée de quatre quartiers (dont l’Arlequin et le Village Olympique), la ZUP compte approximativement 8 000 logements. Le Village Olympique se compose quant à lui de 2 200 logements. Il a été réalisé à l’occasion des Xe Jeux Olympiques d’Hiver de 1968 pour héberger les athlètes et en a conservé le nom depuis. En effet, après le choix en 1964 de Grenoble comme Ville Olympique, la réalisation de cette première tranche de la ZUP, prévue au 5e Plan, fut accélérée par la nécessité de créer un « Village Olympique » conforme au Code International des Jeux. Quoi qu’il en soit, le Village Olympique constitue le premier témoin des grandes options de la Ville Neuve de Grenoble-Echirolles, en particulier par la séparation de la circulation piétonnière et de la circulation automobile, ainsi que par le souci de s’opposer à la ségrégation sociale dans le domaine de l’habitat. Pour la première fois, les habitants ont pu bénéficier dès leur installation des équipements nécessaires à la vie de leur quartier. En cela, le Village Olympique est un quartier réussi, qui a servi de tremplin pour les innovations du quartier de l’Arlequin. Plus encore, il représente un véritable tour de force, dans la mesure où les premières études ne furent confiées à l’architecte qu’en août 1965, les 2 200 logements devant être prêts à la fin de l’année 1967 pour abriter les athlètes et leurs accompagnateurs ; tour de force également car le programme de l’utilisation post-olympique fut modifié en cours de route en raison du refus des promoteurs à participer à une opération dominée par le “social”.

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