N° ACR0000066 - Cité de l'Arlequin

 
Adresse : avenue Marie-Reynoard
  38000 Grenoble
Coordonnées GPS : 45.164059, 5.729210
Coordonnées GPS : 45.164059, 5.729210
Dates Construction : 1963 ; 1973
Date de classement : 2003
Auteur : Atelier d'Urbanisme et d'Architecture (AUA) (agence) ; Loiseau Georges (architecte de l'agence Atelier d'Urbanisme et d'Architecture AUA) ; Tribel Jean (architecte de l'agence Atelier d'Urbanisme et d'Architecture AUA)
Patrimoine du 20e siècle

Description Historique :

La cité de l’Arlequin est le premier quartier de la Villeneuve de Grenoble qui fait partie d’une ZUP commune Grenoble-Echirolles. Les deux communes ont confié la réalisation de la Villeneuve à la SADI (Société d’Aménagement du Département de l’Isère), société d’économie mixte départementale. Elle a été construite de 1963 à 1973 sous la direction des architectes en chef Georges Loiseau et Jean Tribel, associés aux architectes urbanistes Henri Ciriani, Borja Huidobro, Jean-François Parent et à l’architecte-paysagiste Michel Corajoud, appartenant tous à l’Atelier d’Urbanisme et d’Architecture (A.U.A). Pour les architectes d’opération, on compte : Naudin, Demomigny, Potié, Maillot, pour la Société Départementale d’HLM ; Rossetti, Benoit, Foumy, Grange, Verdet, pour l’O.P HLM ; Bailly, Cerceau, pour Rhonalcoop. Cette cité de l’Arlequin est la première tentative d’expression de la volonté de « créer un quartier différencié intégrant emplois, logements et équipements ; de tenter de limiter la ségrégation sociale tant au niveau du logement que des équipements ; de favoriser la vie collective et la communication en prenant notamment en charge le fonctionnement du quartier après sa mise en service ; de séparer les circulations piétons-voitures ; de garder le contrôle de l’opération dans le temps en instituant des relations d’échanges permanents entre l’équipe pluridisciplinaire de conception et d’exécution avec les élus ». Dès l’origine, les différentes couleurs des façades participent directement à l’architecture elle-même. « Déterminante pour les futurs villes nouvelles de la région parisienne, c’est la première réalisation qui associe, dès le début de sa conception, logements et équipements pour lutter contre la ségrégation sociale. » (Lemoine Bertrand, 2000). L’ensemble a été réhabilité entre 1991 et 1994 par l’architecte Chabut à la demande de l’OPALE ; cette opération concernait la réfection des peintures de façades, l’isolation et le réaménagement des parties communes.

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